LE RÉSISTANT – Un “nouveau souffle” musical sur 3 jours – Anne CAZAUBON


LE RÉSISTANT – Un “nouveau souffle” musical sur 3 jours – Anne CAZAUBON
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Pour la cinquième édition de Confluent d’Arts, les organisateurs ont souhaité donner au festival une nouvelle orientation et un “nouveau souffle” musical. Rendez-vous du 7 au 9 juillet avec notamment Ben Mazué, La Femme et les Amazones d’Afrique.
Anne CAZAUBON

Ce sera la cinquième édition. Le premier festival Confluent d’Arts a vu le jour en 2017 avec un budget d’à peine 100.000 euros et environ 1 300 personnes rassemblées dans l’enceinte du Château de La Rivière pour la tête d’affiche, Yuri Buenaventura. Les éditions 2018 et 2019 avaient renforcé les fondations.

L’édition de 2020 avait été annulée pour cause de Covid, celle de 2021, sans doute parce qu’elle était passée entre les gouttes des restrictions sanitaires, avait une saveur encore plus particulière. Parce qu’il gagne en notoriété chaque année, et que le bouche-à-oreille assure aussi sa réputation, celle d’un festival convivial, familial, avec une âme, où les artistes sont bien reçus et aiment s’y produire, le festival a poussé un peu son budget (NDLR: 200 000 € cette année) et attire de plus en plus d’artistes de renom. Patrick Duval, et Dominique Beyly à la programmation y sont pour beaucoup aussi. Les deux chevilles ouvrières artistiques de Confluent d’Arts, à la direction du Rocher de Palmer pour le premier, plus de 20 ans de direction des affaires culturelles dans la ville voisine de Libourne avant de devenir vice-président au développement culturel et linguistique de la CDC du Fronsadais et maire de La Rivière pour le second, savent également jouer de leur réseau et de leur goût certain.

Dominique Beyly le confirme, sans le partenariat avec le Rocher Palmer et l’aide à la programmation de Patrick Duval, le festival ne serait pas en capacité de faire venir ces têtes d’affiche et encore moins par les temps qui courent, avec des grands groupes privés qui mettent la main sur des festivals, se réservant de plus en plus d’exclusivités en glissant au passage des bâtons dans les roues des autres restés “indépendants”.

Des partenaires essentiels
D’ailleurs insiste-t-il, le festival est une affaire de partenariat. Partenariat d’une commune avec le Château de La Rivière et Xavier Buffo son directeur pour commencer. Une alliance qui dure depuis des années, à une époque où “La Rivière en fête” attirait déjà son public et où l’envie de voir plus grand commençait à pointer son nez.
Partenariat technique avec la Ville de Libourne qui prête et sa scène de 12 mètres par 10 et le personnel pour la monter ; partenariat financier avec de nombreux institutionnels tels que la Région, l’Iddac, le Département, la Communauté de Communes du Fronsadais ; partenariat privé et amical avec l’investissement des nombreux viticulteurs du coin d’une part et des bénévoles d’autre part. Au nombre de 70, ces derniers reviennent chaque année, certains prenant même des vacances pour être là. Confluent d’Arts est l’un des rares festivals qui jouent à guichets fermés sur le recrutement des bénévoles et cela participe incontestablement à l’ambiance.

“C’est un partenariat aussi entre le public et les artistes, nous, on est juste des passeurs”, confie en toute modestie Dominique Beyly, toujours étonné que la magie entre le public et ce festival ait si vite opéré. L’affluence est grimpée très vite, jusqu’à atteindre une jauge de 2000 personnes payantes. Le lieu empêche d’en accueillir davantage, c’est une contrainte mais c’est ce qui est aussi notre force”, poursuit Xavier Buffo, fier de pouvoir présenter ces comptes à l’équilibre sur ce festival autofinancé à 60 % par la billetterie et la buvette. 3 jours du 7 au 9 juillet 2022 Trois têtes d’affiche, deux payantes et une gratuite et dans leur sillage de belles pépites sur ces trois jours du 7 au 9 juillet, voilà comment on pourrait résumer l’édition 2022.

La grande scène en ouverture du festival le 7 juillet accueillera des artistes plutôt intimistes. En première partie Julie Lagarrigue, la Bordelaise, qui sera d’ailleurs le 11 au Rocher de Palmer. “C’est important de donner leur chance lors de premières parties à des artistes”, souligne Dominique Beyly qui soutient la chanteuse depuis ses débuts. Celui qui prendra la suite, Ben Mazué, a un réseau de fans absolus. L’artiste a sorti son premier disque en 2011 et en est aujourd’hui à son quatrième avec Paradis. La commune de La Rivière est intégrée dans une tournée des Zéniths de cet artiste atypique dans le paysage de la chanson française qui refusait jusque-là les grands espaces. Déjà venu en octobre dernier au Fémina à Bordeaux sur deux soirs lesquels affichaient complets un an avant, l’artiste devait être aussi au Rocher de Palmer le 5 février mais le concert a finalement été reporté en avril.
Le lendemain, changement d’ambiance avec “La fiancée du Pirat” suivi du très attendu “La Femme” , le groupe biarrot, pionnier et novateur de la pop française depuis 2010, couronné en 2016 d’une Victoire de la musique. Le groupe sait créer la surprise avec un show délirant et en accueillant, parfois, quelques invités que l’on n’attend pas. Ils font actuellement une tournée de 44 dates qui les mènent dans 10 pays et viendront à La Rivière juste après Los Angeles. Un son pop-électro dans lequel tout le monde peut se reconnaître assurent les organisateurs qui ont souhaité donner une nouvelle orientation et un “nouveau souffle musical” au festival cette année lequel donnera quand même à voir beaucoup d’arts de la rue sur la journée du samedi 9 juillet notamment avec Claire Ducreux et son spectacle “Silencis” ; le collectif Azul Bangor et son spectacle équestre et des spectacles de danse étonnants des compagnies Révolution et Shorab Chitan.

Pas de cinéma cette année
On garde la dégustation théâtralisée cette année avec Éric Sanson et ses “Profondes joies du vin” spectacle accompagné  de dégustations du Château de La Rivière (sur réservation 10 euros), en revanche il n’y aura pas de séance cinéma en plein air, le soir, remplacé par un concert gratuit des Amazones d’Afrique, un groupe évolutif très engagé sur les violences faites aux femmes. “Une belle découverte et une musique africaine très urbaine avec des instruments électriques et un son pop rock funk” souligne Patrick Duval qui conseille cette soirée qui se clôturera comme le veut la tradition par un feu d’artifice créé par l’artificier Pascal Ducos. Et bien évidemment food-trucks et buvette assurée par les vignerons seront au rendez-vous sur les trois jours. Pour les soir es payantes , les réservations se font sur le site du Château et sur celui du Rocher de Palmer.

À noter qu’un demi-tarif est accordé au moins de 18 ans avec une gratuit  pour les moins de 12 ans.
Cette année, le festival est partenaire avec la Maison Galerie Laurence Pustetto de Libourne avec laquelle il propose une exposition de Marc Petit qui installera plusieurs de ses bronzes dans la cour du château et l’entrée du 1er juillet au 30 septembre.

Pratique

Confluent d’Arts du 7 au 9 juillet. Jeudi 7
et vendredi 8 Ben Mazué + La Femme tarif
unique : 35 €  / pass deux soirées : 52 €
Réservations sur le site lerocherdepalmer.fr